Vers un pacemaker autonome

Les patients disposant d’un pacemaker doivent actuellement se faire opérer tous les 7 à 10 ans afin de renouveler les batteries de leur cœur artificiel.

Cependant, une nouvelle source d’approvisionnement énergétique est actuellement étudiée : les battements du cœur eux-mêmes. L’idée est la suivante : les matériaux piézoélectriques ont la particularité de se polariser électriquement lorsqu’ils sont contraints. Or les battements de cœur engendrent une déformation à l’intérieur de la cage thoracique. Donc en utilisant intelligemment des céramiques piézoélectriques et des aimants, cette déformation peut être à même de fournir l’énergie suffisante au fonctionnement du pacemaker !

A ce stade, aucun prototype n’a été mis au point. Cependant les recherches semblent montrer la faisabilité d’une telle innovation et le travail fait son chemin à l’université du Michigan.

Initialement développée pour l’aéronautique, cette technologie avait à la base pour objectif la génération d’énergie à partir des vibrations des ailes d’avions. Cette perspective de transfert technologique aurait des retombées importantes sur la vie des patients, qui éviteraient ainsi les opérations successives qu’ils doivent subir pour remplacer leurs batteries, ainsi que les souffrances et les risques d’infection qui accompagnent l’intervention.

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