Les télécoms français face au défi de la monétisation des usages data mobiles

Face à un usage de la voix et des sms en perte de vitesse et une augmentation des investissements en infrastructures réseaux, les opérateurs mobiles cherchent désormais à maximiser le revenu moyen par utilisateur grâce à la monétisation des flux datas. Sur un marché français de plus en plus concurrentiel et tiré par les prix, la fidélité des clients se définit par la qualité de service et l’attractivité des offres mobiles. Aujourd’hui, il est possible de hiérarchiser les flux datas et proposer des offres personnalisées à ses clients grâce à d’importants équipements réseaux comme le DPI ou le PCRF. Cependant, les solutions DPI sont lourdes à implémenter et impactent lourdement le débit du fait d’une profondeur d’analyse très poussée. Ce manque de flexibilité peut être évité grâce à de nouvelles solutions alternatives bout en bout et sans DPI qui permettent d’alléger le coeur de réseau mobile et donc de  se rapprocher au plus près de l’utilisateur final. La problématique de la monétisation des usages concerne aujourd’hui tous les opérateurs mais n’est pas considérée de la même manière selon les pays: quand il est possible d’obtenir en France ou en Asie un forfait 4G illimité pour un tarif très abordable, le prix de la data en Amérique du Sud ou en Afrique est si élevé que la création d’offres « premium » comme par exemple Twitter en illimité prend tout son sens.

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